Troisième visite de l’ALARM au cirque Médrano – Marseille.

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Pour l’interdiction des animaux dans les cirques !

Le 5 janvier 2013, une trentaine de militant-e-s ont manifesté devant le cirque Médrano pour réclamer l’abolition de TOUS les cirques qui exploitent les animaux sauvages ou dits « domestiques ».

Le cirque Médrano – comme les autres cirques avec animaux, utilise de nombreuses espèces sauvages ou non, qui sont indéniablement privées de leurs droits fondamentaux : leur liberté, de leur milieu naturel, d’espaces, confinées à des cages ou à un petit morceau de terrain (souvent un parking bétonné) ; ces animaux sont contraints et forcés à exécuter des numéros et des tours qu’ils ne feraient jamais de manière naturelle.

De nombreuses pancartes furent élevées pour dénoncer l’exploitation des animaux dans les cirques : « 1 ticket acheté = 1 don pour la maltraitance animale », « Quel animal choisirait de passer sa vie entière en captivité ? » ou encore « N’enseignez pas l’esclavage à vos enfants, non aux cirques avec animaux ».

Des centaines de tracts ont été distribués, ainsi que des listes des cirques SANS animaux, afin proposer une alternative aux « spectacles » cruels.

Certaines personnes sont reparties sans aller voir ce spectacle de misère ; d’autres se tourneront vers des cirques qui n’exploitent pas des êtres qui comme nous ressentent émotions et souffrance (tant physiques que psychologiques).

Et pour les autres nous reviendrons sûrement très prochainement !

La manifestation s’est déroulée sans incident.

Les circassiens se sont donc contenus, contrairement à l’année dernière (et à leur habitude) où ils avaient pu montrer leur virulence à l’égard des manifestant-e-s et de leur public même, en exigeant de ce dernier (notamment) de jeter nos tracts dans une grande poubelle posée à l’entrée.

Ce 5 janvier 2013, nous dénoncions donc de nouveau :

La violence et la cruauté du dressage pour exhibitions contre-nature :

On imagine en voyant les animaux exécuter des numéros qu’il y a complicité, connivence entre l’animal et son dresseur. C’est une image volontairement trompeuse puisque l’animal est bien soumis à l’homme. L’animal est contraint par la violence notamment par des armes comme la pique (l’ankus), le fouet ou le bâton.

Coups (pouvant entraîner la mort), humiliations, punitions, privation de nourriture : c’est avec cet arsenal que le dresseur contraint les animaux à la soumission !
Des ours qui font du patin sur glace ou du vélo, des éléphants assis ou qui font le poirier, des tigres qui sautent à travers un cerceau de feu, des dauphins qui « nagent » sur la queue… Comment obtenir d’un animal l’exécution d’exercices douloureux, contre-nature, sinon par la peur d’un supplice plus fort encore ?

L’extrême souffrance psychologique des animaux de cirques :

Stress, peur, changements perpétuels des lieux de séjours, systèmes de détention mènent à des privations de stimuli conduisant à l’apathie physique (dépression, passivité et soumission) accompagnée de déviances du comportement et même de névroses.

Les stéréotypies sont une des manifestations visibles de ces déviances comportementales.

Qu’elles soient de type déambulatoire (principalement chez les félins) ou caractérisées par un balancement permanent de la tête (éléphants, ours…), elles sont les manifestations d’un échec à s’adapter de façon appropriée et sont le signe manifeste d’une immense souffrance et détresse psychologiques.

On trouve également comme autres troubles du comportement le léchage à outrance (primates), des rejets par leur mère de leurs progénitures après la mise bas (félins) ou l’automutilation.

Le message adressé aux générations futures :

Extraits de leur milieu naturel, contraints, sous la menace, d’exécuter des numéros qui les ridiculisent, les animaux dans les cirques ne peuvent renvoyer aux enfants qu’une piètre image de l’être humain.
Comment cette image, celle d’un agresseur jouant d’un pouvoir arbitraire sur des êtres innocents, peut-elle éduquer le respect ?

La réclusion à perpétuité :

Des lions enfermés dans 3m2, des tigres (solitaires dans la nature) contraints de cohabiter, des éléphants (grégaires dans la nature) forcés à l’isolement, des dauphins (milieu naturel sans limites) confinés dans du béton…
Des prisonniers, exposés au regard, sans possibilité de fuite ni de refuge et pour la plupart obligés de parcourir des milliers de kilomètres enfermés dans un camion-cage… Comment le cirque, terrestre et marin, peut-il « offrir » des conditions de vie respectueuses de la nature de chaque animal ?

Une zone de non-droit :

Les infractions sont nombreuses, les contrôles peu fréquents et les sanctions rares.
Sans compter le pillage de la nature qui persiste depuis l’époque coloniale.
Aujourd’hui encore, de nombreux cirques sont dans l’incapacité de présenter les documents indiquant l’origine des animaux… Comment enrayer ainsi la disparition des espèces ?

L’Angleterre, la Bolivie, le Québec, le Pérou – bientôt l’Allemagne et les USA – interdisent la présence de cirques avec animaux sur leur territoire…

L’ALARM souhaite obtenir l’interdiction de l’utilisation de tous les animaux sauvages et domestiques dans les cirques en France !

 

Album des photographies de cette action contre les cirques avec animaux :

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Pour plus d’informations au sujet de la cruauté des cirques avec animaux :

Une vidéo qui tire les rideaux des coulisses cruelles des cirques avec animaux (extrait du film « Earthlings » sur les cirques :

 

Une vidéo sur le cirque Médrano :