Réclusion et tortures à perpétuité pour les animaux de cirque !

cirqueAction contre les cirques avec animaux / Médrano à Marseille

Sous l’organisation de l’ALARM, le samedi 17 décembre 2011, une quarantaine de militant-e-s s’est mobilisée devant l’entrée du cirque Médrano (Hippodrome de MARSEILLE Pont-de-Vivaux) afin d’alerter les spectateurs des terribles conditions de vie des animaux de cirques et de proposer de faire le choix de soutenir les spectacles vivants sans animaux.

Environ 800 tracts ont été distribués, des affiches élevées et la mise en scène de la détention d’un esclave humain dans une cage appuyait cette manifestation.

500 exemplaires d’une liste de cirques sans animaux a également été proposée.

Malgré le froid et le vent cinglants, les activistes ont courageusement investi le terrain durant plus de quatre heures, modulant l’action autour des deux représentations du cirque de l’après-midi; terrain qui lui-même n’offrait pas d’excellentes conditions pour manifester (trottoir peu profond avec aire de parking, passage de voitures, promiscuité très importante à certains moments des personnes entrant ou sortant du cirque, etc…).

Comme nous nous y attendions, l’accueil global des spectateurs (venus la plupart en famille, avec de très jeunes enfants) n’a pas été particulièrement chaleureux…

Beaucoup ont feint d’ignorer notre présence, certains protestaient, quelques-uns maugréaient notre « indélicatesse à heurter la sensibilité des bambins qui aiment les animaux » ou s’énervaient dans le vent de la méconnaissance, lançant les sempiternels reproches comme «et les gens qui meurent de faim ?» ou bien «et les animaux des zoos alors !»…

Et pourtant, dans tout ce lot de déni, un nombre est à considérer, celui des personnes qui se sont arrêtées pour discuter avec nous, qui ont pris connaissance des informations que nous leur donnions, qui ont posé des questions, qui ont avoué leur étonnement, leur stupeur, leur désormais décision de ne plus amener leurs enfants dans les cirques qui exploitent et torturent les animaux, leur projet d’en parler autour d’eux (certaines ont emporté plusieurs tracts à distribuer dans leur entourage).

Les informations ont été également distribuées aux automobilistes, qui ralentissaient puis stoppaient volontiers à notre approche, baissaient les vitres de leur voiture, tendaient la main et nous apostrophaient souvent d’un pouce levé à leur redémarrage.

Quant à l’accueil des circassiens de Médrano, il fut des plus préparés…

Preuve que les militant-e-s pour la Libération Animale investissent de plus en plus le terrain et s’organisent de mieux en mieux partout en France pour « accueillir » comme il se doit les cirques avec animaux, les employés de Médrano – soumis aux consignes et ordres de leur hiérarchie – sont restés très peu loquaces, «simplement» ricanants et distribuaient en pathétique réplique un imprimé type aux spectateurs entrants.
Voici les trois pages de cet imprimé, constituant un ramassis de diffamations toutes plus stupides les unes que les autres.

Des journalistes de France 3 Méditerranée se sont aussi déplacés et un reportage est passé aux informations régionales le soir même.
Voici le lien vers le journal du 19/20

6mn25, le reportage démarre…

Ces journalistes ont reçu un communiqué de presse très complet, nous ont contactés par téléphone le matin même pour un entretien qui a duré 15 minutes, ont eu le loisir de recevoir les réponses à toutes leurs interrogations, ont pu prendre connaissance de toutes les dénonciations que nous voulions faire passer ; ils ont ensuite sur le terrain, filmé des échanges entre militants et spectateurs, un échange des plus truculents entre une membre de l’ALARM et un des patrons du cirque, les 4 vues du tract informatif que nous distribuions, la vue de la liste des cirques sans animaux et ont interviewé durant plusieurs minutes un militant ; militant qui a eu un discours complet face à la caméra, reprenant les dénonciations en adéquation avec notre communiqué de presse et notre conversation téléphonique du matin…

Tout cela aurait donc dû permettre de faire un reportage objectif, factuel, professionnel et donc honnête…

Cela n’a pourtant pas été le cas et nous ne pouvons pour l’instant que constater les coupes honteuses du montage de ce reportage, la part belle qui est faite aux «arguments professionnels» des circassiens, le parti-pris ouvert, le manque d’objectivité… Le grand manquement au devoir du journalisme, qui est censé rapporter des vérités et non des détournements de faits…

Toujours est-il que ce samedi 17 décembre 2011 à Marseille, d’une seule voix, d’un seul poumon et d’un précieux partage de cette ambition commune qui nous anime, celle d’unestricte libération animale, celle de l’abolition du spécisme, celle de l’anéantissement de l’esclavage, nous membres de l’ALARM, nous militant-e-s, nous toujours plus forts, nous toujours plus nombreux et volontaires…

Nous dénoncions la réclusion et les tortures à perpétuité pour les animaux de cirque !

Et demain… Demain, nous serons encore sur le terrain !

 

 
Val, pour l’ALARM