Démenti VS CNRS – communiqué officiel de l’ALARM

Mercredi 2 avril 2014, André Ménache, directeur du Comité scientifique Antidote Europe, a tenu à Marseille – au sein de la Faculté des Sciences de Saint-Charles – une conférence ayant pour thème « Les méthodes substitutives à l’expérimentation animale ».

Lors de cette conférence (une première en France dans le sens où il s’agissait d’une conférence qui se VOULAIT 100% scientifique, dans un contexte 100% scientifique), parmi les nombreux-ses chercheurs-ses et enseignant-e-s présent-e-s, un vétérinaire du CNRS (Centre National de Recherche Scientifique) a tenu les propos qui vont suivre et qui ont été notés in situ ; propos dont nous allons par le présent communiqué démentir fermement la teneur :

1) Au sujet de la photographie qui apparaît en entête de la pétition en ligne officielle de la campagne « Marseille contre la vivisection » – campagne menée par l’ALARM – ce vétérinaire du CNRS dit :

Pétition officielle de la campagne MARSEILLE CONTRE LA VIVISECTION

Pétition officielle de la campagne MARSEILLE CONTRE LA VIVISECTION

« … c’est ce que l’on utilise pour ouvrir la bouche d’un animal, pour le détartrer et pour l’intuber pour avoir accès à la bouche ; c’est un objet de médecine vétérinaire courant que l’on utilise chez le chien, chez le chat, et chez le singe aussi puisqu’il a une bouche et des dents (rires dans la salle).

Mais évidement lorsqu’on détourne une photo et qu’on prend un spot d’un animal avec la bouche ouverte avec cet appareil, avec marqué « regardons ce qu’il est fait », je trouve ça considérable de malhonnêteté ».

Ce vétérinaire questionnera ensuite directement le docteur André Ménache, afin de savoir ce qu’il pense de ce type de campagne menée par l’ALARM et de l’honnêteté de la démarche… Il y fera allusion à plusieurs reprises lors d’interventions durant le déroulement de la conférence.

Or, nous avons la preuve, d’une part que CETTE IMAGE N’EST NULLEMENT DÉTOURNÉE, et d’autre part qu’elle provient bien d’expérimentations réalisées au sein de l’animalerie de la faculté de médecine de Marseille la Timone et de l’animalerie centrale du site CNRS Joseph Aiguier de Marseille.

Il s’agit bien d’une prise de vue réelle d’une opération courante de chirurgie pratiquée sur un animal de laboratoire (déroulée en 2001 et aujourd’hui encore diffusée), d’une « présentation didactique, avec la description des instruments utilisés :

– Mise en place d’une sonde trachéale sur un macaque.
– Incision de la paroi abdominale d’un macaque.
– Suture des plans musculaires et cutanés de la paroi abdominale d’un macaque. »

Les instruments que l’on voit sur la photographie figurant sur la pétition en ligne sont :
un ouvre-bouche positionné sur les canines du macaque
un laryngoscope pour abaisser sa langue

Nous sommes bien loin du simple détartrage de dents d’un singe, et donc d’un bienveillant soin dentaire vétérinaire qui se pratique sur des chiens et des chats dits de compagnie.
Nous sommes loin, très loin d’un détournement d’image et de procédés malhonnêtes.
Nous sommes au cœur de la réalité de la vivisection et nous exposons cette réalité.

PAR LE PRÉSENT COMMUNIQUE, NOUS ASSURONS ÊTRE EN MESURE D’APPORTER LA PREUVE DE CHACUNE DE NOS AFFIRMATIONS, AUX ORGANISATIONS ET MÉDIAS QUI SOUHAITERAIENT LES RELAYER.

2) Quelques instants avant cet épisode concernant l’image figurant sur notre pétition de campagne, ce même vétérinaire est intervenu pour affirmer à l’assemblée :

« Moi, j’ai personnellement été traité de nazi, par une association marseillaise dont des membres sont ici… Qui nous ont traités de nazis… Faisant de la diffamation et portant des accusations extrêmement graves. Moi, je suis également vétérinaire, et je suis extrêmement choqué par ce genre d’argument que je trouve profondément malhonnête… C’est des raccourcis que je trouve malhonnêtes… »

3) Plus tard, cette même personne prend de nouveau la parole :

« Moi, je suis vétérinaire, j’ai une déontologie, je ne suis pas un traître, je ne suis pas le docteur Mengele comme j’ai été affublé par une association d’activistes… »

Concernant ces deux dernières interventions transcrites, nous démentons formellement avoir tenu de tels propos.

Les membres de l’ALARM ne sont en aucun cas entré-e-s en contact avec ce vétérinaire du CNRS, et ce par quelque voie que ce soit (directe ou indirecte).

L’ALARM n’a surtout jamais utilisé de tels termes (« nazi » et « docteur Mengele ») pour qualifier cette personne en particulier ou bien des chercheurs-ses ou enseignant-e-s en général (pratiquant l’expérimentation animale), que ce soit en publication officielle, comme en communication informelle.

 

Pour nous contacter : contact@alarm-asso.fr